CO2, CH4 and N2O Emissions from Boreal Reservoirs, 20 years of data!
CO2, CH4 and N2O Emissions from Boreal Reservoirs, 20 years of data!
French Title: Émissions de CO2, CH4 et de N2O de réservoirs boréaux, 20 ans de données!
Previously Published Material: This is a synthesis of 20 years of data, data have been partly presented in different scientific meeting over the years throught different aspect and angles. A part of this has also been presented at ASLO in Spain in February 2015.
Abstract ID#: 33399
English Abstract:
Hydro-Québec is the largest electric power company in Canada with more than 35 000 MW installed for an annual generation of around 175 TWh with more than 99% coming from hydroelectricity. Hydro-Québec owns and operates over 60 powerhouses. The growing concern regarding the long-term contribution of freshwater reservoirs to atmospheric greenhouse gases (GHG) led Hydro-Québec to study processes leading to GHG emissions from reservoirs since 1994. Carbon dioxide (CO2) and methane (CH4) are the world's main greenhouse gases and are emitted from both natural aquatic ecosystems (lakes, rivers, estuaries, wetlands) and manmade reservoirs. In hydroelectric reservoirs, greenhouse gases can be emitted by three pathways: diffusion at the surface of the reservoir, (CO2, CH4, N2O), ebullition in the reservoir (mainly for CH4) and degassing in the white waters downstream of the reservoir (mainly CH4). This communication presents data of CO2, CH4 and N2O fluxes measurements taken on reservoirs of various ages and sizes as well as on adjacent lakes and rivers from Canadian boreal ecosystems. Well oxygenated waters, low water temperature (<10oC) and the rapid erosion of the organic layer of soils in the drawdown zone within a few years after flooding are conditions non favourable for CH4 production and emission. Therefore CO2 emissions are low, CH4 and N2O emissions are very low in boreal reservoirs and overall GHG emissions from these reservoirs are very small in comparison of thermal power plants.
French Abstract:
Hydro-Québec est le plus important producteur d’électricité du Canada. Sa puissance installée dépasse 35 000 MW et sa production annuelle est d’environ 175 TWh, dont plus de 99 % d’origine hydraulique. Le parc de production d’Hydro-Québec compte plus de 60 centrales. En raison de préoccupations croissantes relatives aux émissions à long terme de gaz à effet de serre (GES) liées aux réservoirs, Hydro-Québec a documenté les émissions de ses réservoirs à partir de 1994. Du gaz carbonique (CO2) et du méthane (CH4), principaux gaz à effet de serre sur la Terre, sont émis tant par les écosystèmes aquatiques naturels (lacs, rivières, estuaires et milieux humides) que par les réservoirs artificiels. Dans un réservoir, les trois sources de GES sont la diffusion à la surface du réservoir (CO2, CH4 et N2O), l’ébullition dans le réservoir (CH4, pour l’essentiel) et le dégazage dans les eaux vives à l’aval du réservoir (CH4, pour l’essentiel). Les auteurs présentent les données de mesure de CO2, de CH4 et de N2O dans des réservoirs d’âge et de superficie divers ainsi que dans des lacs et des rivières d’écosystèmes naturels en milieu boréal canadien. L’oxygénation importante et la faible température (moins de 10 °C) de l’eau ainsi que l’érosion rapide des couches organiques du sol dans la zone de marnage durant les premières années suivant la mise en eau donnent des conditions peu favorables à la production et à l’émission de CH4. En définitive, les émissions de CO2 sont faibles, celles de CH4 et de N2O sont très faibles et les émissions globales de GES des réservoirs aménagés en milieu boréal sont faibles en comparaison de celles des centrales thermiques.
