Evidence for Meltwater Drainage via the St. Lawrence River in Marine Cores from the Gulf of St. Lawrence, Laurentian Channel and Labrador Sea at the Time of the Younger Dryas

French Title: Évidences Indiquant le Drainage d’Eaux de Fonte par le St-Laurent dans des Carottes Marine du Golfe du St-Laurent et du Chenal Laurentien et la Plateforme Continentale du Labrador durant l’évènement climatique du Younger Dryas

Elisabeth Levac, Bishop's University, Environment and Geography, Sherbrooke, QC, Canada and Michael C F Lewis, 'Geological Survey of Canada Atlantic, Natural Resources Canada, Bedford Institute of Oceanography, Dartmouth, NS, Canada

Contact First Author: Elisabeth Levac; elevac@ubishops.ca

Previously Published Material: Most of these findings are presently under review in a scientific journal. However, the data from Bay of Islands is not published and not part of that manuscript.

Abstract ID#: 35232

 

English Abstract:
The debate about the source(s) and paths of meltwater that drained into the North Atlantic Ocean at the time of the Younger Dryas (YD) is ongoing. There are still discussions about the eastern route from glacial Lake Agassiz and predecessor lakes of the Laurentian Great Lakes located along the southeastern edge of the Laurentide Ice Sheet. We present evidence for meltwater drainage via the St. Lawrence valley from six new sediment cores from Cabot Strait, Laurentian Channel, Scotian Shelf and Labrador Shelf at the time of the YD. Palynological analyses are used to reconstruct sea surface conditions based on dinoflagellate cyst records, and pollen data are used for additional correlation. The reconstructions show distinct drops in salinity, temperature and increased sea ice cover duration within the YD period. In addition to these new records, we present a re-examination of original data and paleoceanographic interpretation of surface waters based on a new analysis of dinoflagellate cyst zonation in combination with an updated chronology supported by new radiocarbon dates and refined calibrations. The intervals corresponding to the YD are clearly defined in the cores and contain strong evidence of lowered salinity, thereby re-establishing the St. Lawrence drainage system as a significant route for inflow of YD meltwater to the North Atlantic, including the Labrador Sea. This inflow does not exclude the possibility for another source of freshwater, possibly via the Labrador Current, as suggested by geographical differences in the duration of cold, low salinity conditions west and east of Laurentian Channel associated with the YD climatic event.
French Abstract:
La source et la trajectoire des eaux de fonte qui se sont drainées dans l’Atlantique Nord à l’époque du Younger Dryas (YD) sont encore débattues. L’écoulement du lac glaciaire Agassiz et de ses prédécesseurs dans la région des Grands Lacs situés le long de la marge sud-est de la calotte glaciaire Laurentienne est toujours l’objet de discussions. Nous présentons des évidences du drainage d’eaux de fonte via la vallée du St-Laurent dans six enregistrements sédimentaires du détroit de Cabot, du chenal Laurentian, et des plateformes continentales de la Nouvelle Ecosse et de du Labrador durant le YD. Des données palynologiques (dinokystes) sont utilisées pour reconstituer les conditions des eaux de surface et les données polliniques procurent des corrélations additionnelles. Les reconstitutions montrent des baisses marquées de salinité, température et des durées de couvert de glace de mer prolongées durant le YD. De plus, nous présentons un réexamen des données palynologiques originales et une révision de la zonation des dinokystes, suite à une mise à jour de la chronologie basées sur de nouvelles datation 14C et un raffinement des calibrations. Les intervalles correspondant au YD sont clairement définis dans les enregistrements sédimentaires qui présentent des fortes évidence pour une salinité réduite, nous permettant de rétablir le St-Laurent comme une des route pour les eaux de fonte vers l’Atlantique Nord. Ceci n’exclut en rien la possibilité d’une coexistence avec une autre source d’eaux de fonte, possiblement via le courant du Labrador, comme le suggèrent des différences géographiques dans la durée de conditions froides et de salinité réduite, associées à l’évènement climatique du YD, de part et d’autre du chenal Laurentien.